La réponse courte
L'interdiction des feux d'artifice aux Pays-Bas est entrée en vigueur le 1er août 2026. À partir de ce moment, en tant que consommateur, vous ne pouvez plus acheter ni tirer de feux d'artifice grand public. Le Nouvel An 2026-2027 est le premier auquel elle s'applique. Ce que vous pouvez encore tirer, ce sont les feux d'artifice F1 : cierges, bombes de table, pétards de sol et petites fontaines, dès douze ans et toute l'année.
En pratique, cela donne : plus de batteries, de fontaines ni de soleils dans le jardin. Pour les articles F1 légers qui restent, vous n'avez besoin de rien de particulier. Et vous pouvez garder votre briquet. Un briquet pour feux d'artifice n'est pas un feu d'artifice, il reste donc autorisé ; simplement plus pour ce dont il tire son nom.
Les règles pyrotechniques de 2026 en bref
Les feux d'artifice grand public se répartissent en catégories en Europe. La F1 est la plus légère : cierges, bombes de table, pétards de sol et petites fontaines. La F2 est ce à quoi la plupart des gens pensent au réveillon : batteries, volcans et les plus grandes fontaines. La F3, c'est le matériel plus lourd.
Sous la nouvelle interdiction, les magasins ne peuvent plus vendre de F2 et F3 aux consommateurs, et vous ne pouvez plus les tirer en tant que particulier.
Si vous croisez quelque part la mention P1 : ce n'est pas une catégorie de feux d'artifice mais une classe à part d'"autres articles pyrotechniques", avec une limite d'âge de dix-huit ans et des règles propres à chaque article. Ce n'est donc pas un moyen de contourner l'interdiction.
Ce qui change par rapport aux années précédentes
Cela va plus loin que les zones sans feux d'artifice instaurées ces dernières années par les communes, et plus loin que les restrictions déjà en vigueur au niveau national. Cette interdiction s'applique partout, reste en vigueur et est indépendante de ce que décide par ailleurs votre commune.
Ce qui reste : le spectacle professionnel
Ce qui reste, c'est le spectacle professionnel, et il a toujours existé. Les communes et les villes le faisaient déjà réaliser depuis des années par une entreprise certifiée. La différence est que, pour beaucoup de localités, il devient le seul feu d'artifice qui subsiste, on s'attend donc à en voir davantage.
Il existe en outre une voie de dérogation pour les associations, et elle concerne tout autre chose qu'un spectacle : des gens qui tirent eux-mêmes. Plus à ce sujet plus loin. L'annonce de l'interdiction se trouve sur le site du gouvernement néerlandais.
Quels feux d'artifice peut-on encore tirer ?
Les feux d'artifice F1 restent autorisés, et cela va plus loin que les cierges. La F1 comprend aussi les bombes de table, les pétards de sol et les petites fontaines : le matériel léger que vous pouvez acheter et tirer dès douze ans, et pas seulement autour du Nouvel An mais toute l'année.
N'en attendez simplement pas le jardin d'autrefois. La F1 est faite pour être tenue en main ou posée sur une dalle, pas pour remplir la rue. Qui était habitué à quelques batteries verra la différence. Nous aussi, honnêtement.
Que reste-t-il alors du réveillon ? Être dehors et regarder, dans les communes qui organisent quelque chose. Là où il y a un spectacle central, ces bouquets à l'horizon restent visibles ; ils sont simplement tirés par une entreprise certifiée au lieu du voisin.
Mais cela ne se passe pas partout, et cela a tout à voir avec l'argent. Nous y revenons plus loin. Et si vous voulez du feu chez vous, un brasero ou une vasque reste autorisé, tant que vous respectez les règles de votre commune.
Et le carbure ?
Le carbure n'est pas un feu d'artifice selon le règlement et échappe donc à l'interdiction nationale. C'est réglé commune par commune, généralement via le règlement de police : lieux désignés, horaires fixes et parfois une obligation de déclaration.
Dans les communes où c'est une tradition, cela continue simplement. Regardez ce qui est fixé dans votre propre commune, car les différences sont grandes.
Ce qu'il vous faut
Un briquet à flamme jet reste, même sans feux d'artifice, l'objet le plus pratique à avoir dehors. La flamme ne s'éteint pas, elle continue de brûler au froid et vous l'atteignez à bout de bras.
Là où vous le preniez d'abord pour une mèche, vous l'utilisez maintenant pour le brasero, le barbecue ou le poêle.
Les briquets à l'unité
Voici les cinq qui partent le plus de notre catégorie feux d'artifice. Le PyroPen Turbo à 9,95 euros est notre modèle le plus choisi : un long col, rechargeable et assez bon marché pour en avoir deux à la maison.
Si vous voulez une flamme plus large, le PyroTorch Quattro met quatre flammes jet côte à côte, avec une arrivée de gaz réglable et un verrou on/off pour qu'il ne s'allume pas tout seul dans un tiroir.
Les sets
Les trois sets diffèrent par ce que vous obtenez. Le pack de briquets Twin associe le PyroPen Turbo au compact Atomic Bullet : un long pour le poêle et un petit pour la poche.
Le pack de briquets Quattro Pro contient deux briquets à quatre flammes dans une boîte, le PyroTorch Quattro et le Champ High Quattro. Et le 5x Prof Jet est la voie la moins chère vers plusieurs briquets : les cinq variantes de couleur dans un set, chacune avec un clapet pivotant qui referme le bec après usage contre la saleté.
Recharge
Ils sont tous les cinq rechargeables, au butane sous haute pression. Le gaz à briquet universel manque de pression pour une flamme jet et donne une flamme qui s'éteint sans cesse ; quelle bouteille convient à quel modèle, vous le voyez dans gaz à briquet.
Pourquoi l'interdiction est arrivée
La raison officielle, ce sont les blessures et les dégâts autour du réveillon. Mais qui a suivi le débat de ces dernières années sait qu'autre chose a fait pencher la balance : la violence contre les secouristes.
Des ambulanciers et des pompiers pris pour cible pendant leur travail. Il n'y a rien à opposer à cela et nous ne voulons pas essayer.
Qui paie la facture
Ce qui nous dérange, en revanche, c'est de savoir qui paie la facture. Ce comportement vient d'un petit groupe qui ne sait pas se tenir, généralement avec du matériel illégal lourd qui n'a jamais été en vente dans un magasin néerlandais et qui était interdit depuis longtemps.
La moitié du pays qui posait sagement une batterie dans son jardin y perd maintenant sa soirée.
Nous vendons des briquets et pas des feux d'artifice, mais nous sommes des passionnés, et une interdiction nationale reste selon nous un moyen grossier pour un problème qui se situait surtout du côté de l'application.
Pas la première restriction
Ce n'est d'ailleurs pas la première restriction. Depuis le 1er décembre 2020, les pétards, chapelets de pétards, fusées et tubes à un coup sont déjà interdits, et pendant la pandémie la vente a été totalement à l'arrêt pendant deux réveillons.
Ce que ces années ont montré, c'est qu'une interdiction sur le papier n'est pas la même chose qu'un réveillon silencieux. Ce n'est pas un encouragement : ce qui est interdit est interdit, et nous n'invitons personne à penser autrement.
Pour la mèche en vrac, par exemple, une interdiction stricte existe depuis bien plus longtemps, et cela ne change pas. Ce qui y est exactement permis se lit dans règles sur la mèche visco aux Pays-Bas.
Dérogations et spectacles : ce que les communes en font
L'interdiction connaît une exception que peu de gens connaissent, et ce n'est expressément pas un spectacle. Les associations et fondations ayant un ancrage local démontrable peuvent demander au bourgmestre une dérogation pour tirer elles-mêmes des feux d'artifice grand public au moment du réveillon : des gens ordinaires, pas une entreprise certifiée.
Maximum 200 kilos de F2 emballé, avec un plan de sécurité et un plan de situation, et avec un ou deux surveillants et au plus huit tireurs de dix-huit ans ou plus.
Pourquoi cette voie existe
Cette voie n'est pas un détail. Quand la loi sur un réveillon sûr est passée au parlement, son entrée en vigueur a été assortie de conditions : un plan d'application opérationnel de la police et des communes, un arrêté d'exécution détaillé et un régime de compensation pour la filière pyrotechnique.
La dérogation pour les associations était la réponse à la question de savoir ce qui restait pour ceux qui trouvent simplement cela beau : organisé, dans un lieu sûr, sous surveillance.
Les communes peuvent refuser, et le font
Et c'est là que ça coince. Le bourgmestre peut accorder une dérogation, mais il n'y est pas obligé. C'est une compétence discrétionnaire et il peut mener une politique zéro. Cela arrive à grande échelle.
Pijnacker-Nootdorp et Nuenen n'accordent aucune dérogation ce réveillon, les bourgmestres zélandais en ont convenu ensemble, et dans le district de police Dommelstroom, Cranendonck, Geldrop-Mierlo, Heeze-Leende, Nuenen, Son en Breugel et Valkenswaard ont tous fait le même choix. L'argument est toujours que la surveillance des feux d'artifice associatifs coûte des policiers et des agents qui manquent déjà la nuit du réveillon.
Le terrain se trouve hors du quartier
Et il y a un deuxième détour, dans les conditions elles-mêmes. L'idée derrière la dérogation était que quelque chose reste possible dans le voisinage : la rue ou le quartier qui tire ensemble, au lieu de chacun séparément devant sa porte.
Mais le terrain de tir ne peut pas être un espace intérieur, doit être adapté et sûr, accessible aux services de secours, et respecter les distances de sécurité prescrites, et le bourgmestre doit approuver le lieu.
Ce qui en sort en pratique n'est pas une rue résidentielle mais un terrain désigné, souvent en bordure de l'agglomération. C'est autre chose que ce pour quoi le régime était prévu.
S'y ajoute que la fédération des assureurs a fait savoir qu'elle doutait qu'il existe seulement des assurances responsabilité abordables pour cela. Un bourgmestre peut poser une telle assurance comme condition. Si le produit n'existe pas, la dérogation est en pratique fermée, même dans une commune qui le voudrait.
Et puis l'argent
Et puis l'argent. Le spectacle central est partout cité comme l'alternative, mais il sort de la caisse communale. Zeewolde y consacre cinquante mille euros hors TVA de la réserve générale, pour une seule soirée. Au niveau national, rien ne vient en contrepartie.
L'association des communes soutenait l'interdiction à condition que les communes sachent à l'avance ce que cela leur coûte et comment cela serait compensé, et cette clarté n'est jamais venue.
Entre-temps, les redevances pour la vente et le stockage des feux d'artifice disparaissent alors que la surveillance demeure. Des communes comme De Bilt renoncent donc au spectacle : coûts élevés, fréquentation moyenne.
Ce qui reste au final
On se retrouve ainsi avec une loi qui laisse de la place sur le papier et qui est en pratique fermée presque partout. Nous trouvons cela bancal.
Ce qui avait été mis en contrepoids pour faire passer la loi s'avère à peine exister au premier réveillon, et l'alternative qui l'a remplacé n'est pas financée au niveau national. Regardez donc ce que votre commune a décidé : les différences sont grandes et cela peut changer d'une année à l'autre.
Créer sa propre association pyrotechnique ?
C'est possible, et la voie est fixée. Vous créez une association ou une fondation avec un ancrage local démontrable et vous l'inscrivez à la chambre de commerce. Ensuite, vous demandez une dérogation au bourgmestre, avec un plan de sécurité et un plan de situation du terrain de tir.
Si elle est accordée, vous pouvez tirer au maximum 200 kilos de feux d'artifice F2 emballés, avec un ou deux surveillants et au plus huit tireurs de dix-huit ans ou plus.
Commencez à temps. La demande doit être déposée bien avant le réveillon, et la coopération du bourgmestre varie d'une commune à l'autre.
Et en Allemagne et en Belgique ?
Allemagne
La question revient inévitablement, voici donc la réponse. En Allemagne, les feux d'artifice F2 sont encore vendus normalement, mais uniquement les derniers jours de l'année et uniquement aux plus de dix-huit ans. Le tir y est autorisé les 31 décembre et 1er janvier, et les communes allemandes peuvent y ajouter des restrictions locales.
Belgique
En Belgique, de nouvelles règles fédérales s'appliquent depuis le 4 juillet 2026, F1 et F2 restant disponibles comme feux d'artifice de fête. Le tir est une autre histoire : en Flandre, il est en principe interdit partout depuis le décret de 2019, sauf si une commune fait une exception pour une occasion précise. À Bruxelles, le règlement de police l'interdit.
Et aux Pays-Bas ?
Pour les Pays-Bas, cela ne change rien. L'interdiction ici porte sur l'achat, la détention et le tir, et peu importe le pays où vous l'avez obtenu. Un feu d'artifice légal de l'autre côté de la frontière est interdit ici dès qu'il franchit cette frontière.
L'Inspection de l'environnement et des transports contrôle cela notamment dans les centres de tri postal et saisit ce qu'elle trouve ; cela vaut une amende et, dans les cas graves, une peine de travail ou de prison.
Nous ne vendons pas de feux d'artifice et n'indiquons à personne le chemin de la frontière. Cela figure ici parce que la question est posée et que la réponse est sans ambiguïté.
Questions fréquentes
Le 1er août 2026. Le Nouvel An 2026-2027 est le premier auquel elle s'applique. L'interdiction est nationale et permanente, contrairement aux interdictions communales temporaires des années précédentes.
Uniquement les feux d'artifice F1 : cierges, bombes de table, pétards de sol et petites fontaines. Vous pouvez les acheter et les tirer dès douze ans, toute l'année. Tout ce qui relève de F2 et F3, comme les batteries et les volcans, est interdit aux consommateurs depuis le 1er août 2026.
Oui. Les spectacles professionnels restent autorisés, réalisés par des entreprises certifiées avec les distances de sécurité prescrites. Les associations et fondations ayant un ancrage local peuvent demander une dérogation pour en faire organiser un.
Tirer des feux d'artifice grand public interdits coûte 250 euros, 375 en cas de récidive. La possession jusqu'à 25 kilos coûte 100 euros. À partir de 100 euros suit une mention au casier judiciaire, qui peut faire obstacle à un certificat de bonne conduite. Tirer des F3 illégaux coûte 600 euros par pièce.
Oui, rien ne change à ce sujet. Un briquet n'est pas un feu d'artifice. Vous l'utilisez seulement pour autre chose : le brasero, le barbecue, le poêle ou les bougies. L'assortiment se trouve dans les briquets.
Demander est possible, obtenir est autre chose. Une association ou fondation ayant un ancrage local peut demander au bourgmestre une dérogation pour 200 kilos maximum de feux d'artifice F2 sur un lieu désigné. Le bourgmestre décide seul, et beaucoup de communes n'accordent rien du tout ce Nouvel An.
En résumé
À partir du 1er août 2026, en tant que consommateur, vous ne pouvez plus acheter ni tirer de feux d'artifice grand public. Il reste la F1 : cierges, bombes de table, pétards de sol et fontaines, dès douze ans.
Les spectacles professionnels continuent et les communes peuvent accorder des dérogations, même si la plupart ne le font pas ce Nouvel An. Nous trouvons cela dommage, et c'est ce qu'on peut attendre d'une boutique comme la nôtre.
Ce qui reste permis doit toujours être allumé. Une fontaine se pose et s'allume à distance, et pour cela un briquet long à flamme jet est plus agréable qu'un modèle jetable : vous gardez la main loin de la mèche et la flamme ne s'éteint pas. Le PyroPen Turbo est le plus choisi pour cela, mais chaque modèle des briquets pour feux d'artifice fait le même travail.








